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Des vaccins made in Sénégal agréés par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

C’est à Dakar qu’est produit le seul vaccin africain contre la fièvre jaune. L’institut pasteur de Dakar défit Sanofi et Chumakov dans la lutte contre la fièvre jaune.

Le Sénégal et cinq autres pays africains dépassent 80% de couverture vaccinale contre la fièvre jaune.

Depuis 2021, le Sénégal s’est distingué parmi les six États africains ayant dépassé les 80 % de taux de couverture vaccinale contre la fièvre jaune, un seuil essentiel pour conférer une immunité à la population. Ce nombre est en nette augmentation par rapport à 2017, où seulement trois pays avaient atteint ce seuil. Le Sénégal est accompagné dans cette réussite par le Burkina Faso, le Ghana, le Niger, la Sierra Leone et la Gambie, dont les gouvernements ont subventionné des campagnes de vaccination pour éliminer les épidémies de maladies évitables. Selon le Dr Blaise Bathondoli de l’OMS, la raison de leur succès est l’engagement des gouvernements à financer ces campagnes, contrairement à d’autres pays où les fonds sont souvent insuffisants.

En comparaison, la couverture de vaccination contre cette maladie virale transmise par certains moustiques sur le continent africain n’était que de 49 % la même année. Les taux de couverture étaient estimés à 67 % en République du Congo, 65 % en Côte d’Ivoire, 64 % au Gabon, 56 % en RDC, 54 % au Cameroun et seulement 7 % au Kenya.

Fièvre jaune en Afrique : des progrès malgré des défis persistants

Depuis 2001, Gavi a investi 500 millions de dollars en Afrique pour lutter contre la fièvre jaune, en partenariat avec l’OMS et l’Unicef dans le cadre de la stratégie Eye. Bien que ces efforts aient permis des progrès significatifs, plus de 90% des cas de fièvre jaune dans le monde se produisent encore en Afrique, où la grande majorité des décès sont également enregistrés. Bien que le risque régional ait été réévalué à modéré en décembre 2022, des cas de fièvre jaune ont été confirmés dans 12 pays africains cette même année, avec des dynamiques de transmission difficiles à prévoir. Les épidémies gagnent également les villes africaines, comme Abidjan, qui en a connu plusieurs.

L’Institut Pasteur de Dakar s’engage à produire des vaccins contre la rougeole, la rubéole et le Covid-19 en partenariat avec BioNtech.

Outre la production de vaccins contre la fièvre jaune, l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) prévoit de fabriquer d’autres vaccins, notamment contre la rougeole et la rubéole, pour faire face aux épidémies, aux pandémies et aux campagnes de vaccination de routine. La plateforme Madiba est attendue pour la fin de 2023, et l’objectif de l’IPD est de produire des vaccins à ARN-messager contre le Covid-19 en partenariat public avec BioNtech, tout en explorant d’autres partenariats.

En janvier, la Coalition pour les Innovations en Matière de Préparation aux Épidémies (CEPI) a promis un investissement de 50 millions de dollars sur dix ans à l’IPD pour étendre ses capacités et fournir des vaccins abordables aux pays du Sud. Cette initiative est un pas de plus vers l’ambition de l’Union Africaine de combler localement 60 % des besoins en vaccins du continent d’ici 2040.

La Rédaction

1 commentaire

  • Une telle lecture nous encourage à être toujours optimiste. Le savoir-faire africain a un bel avenir. Faut juste lui créer de belles conditions et lui accorder de réelles opportunités de s’exprimer.

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